Skip to content


Et si vous vous faisiez recruter par une personne atteinte de trisomie ?

« Le recruteur », un court-métrage australien diffusé sur Arte en décembre dernier, met en image un recrutement un peu atypique. Une bonne manière de nous interroger sur notre vision du handicap.

Si vous vous rendiez à un entretien d’embauche et qu’en face de vous, pour vous questionner, se présentait une personne atteinte de trisomie, comment réagiriez-vous ? C’est exactement ce que ce court-métrage australien met en scène. Thomas Howell a décroché une interview pour rejoindre un grand cabinet d’avocat en tant que juriste. Relativement confiant, il arrive à 9h comme convenu. C’est alors que James vient le chercher. James est trisomique ; son handicap est apparent que ce soit dans ses gestes ou dans sa manière de s’exprimer. Thomas semble alors perdre pied ; peut-être croit-il à une blague ? La suite, nous vous invitions à la découvrir en regardant la vidéo jusqu’à la fin. Une belle leçon d’humilité.


Jadapte-ma-maison.com, un nouveau blog 100% accessible

Lancé par Tangi Meston, un jeune lycéen handicapé originaire de Rennes, Jadapte-ma-maison.com propose des tests produits sur des articles dédiés aux personnes handicapées ou dépendantes.

wheelchair-148643_640

La genèse du blog

L’idée de Tangi émerge en 2014 ; il doit trouver un nouveau fauteuil roulant manuel pour faciliter ses déplacements. Lors de ses essais, il rencontre des difficultés à se faire une réelle opinion sur les différents produits. Passionné d’informatique, il décide alors de créer un blog sur lequel il pourrait informer les personnes en situation de handicap, des dernières innovations sorties sur le marché. En testant et en attribuant des notes aux produits, il les aiguillerait dans leurs choix.

Le concept de Jadapte-ma-maison.com

Sur son blog, Tangi teste des produits de nouvelles technologies (téléphones dernier cri, assistances électriques pour fauteuils, etc.) destinés à tous les types de handicap. Pour mettre ses notes, il contacte le service presse du produit, se le fait envoyer et l’apprivoise pendant un mois avant de relayer ses impressions aux internautes. Grâce à une grille d’évaluation conçue par ses soins, il attribue des notes de 1 à 10 au design du produit, à sa simplicité d’utilisation, à sa solidité… Chaque article est également illustré par une vidéo explicative.

Le blog n’en est encore qu’à ses débuts, mais l’idée de Tangi est prometteuse. N’hésitez pas à y faire un tour et à lui soumettre les produits qui attisent votre curiosité.


Application Be My Eyes : de nouveaux yeux pour les aveugles

Disponible à ce jour sur iPhone, Be My Eyes (« Soyez mes yeux », en français) valorise l’entraide. Elle propose aux voyants d’aider à distance, les personnes aveugles ou en déficience visuelle. Explications…

be-my-eyes

Le concept 

Lancée par le danois Hans Jorgen, ayant lui-même perdu la vue, Be My Eyes fait des émules depuis quelques jours. Basée sur la création d’un réseau solidaire, l’application propose de mettre ses yeux aux service des malvoyants via un simple smartphone. Elle permet notamment une mise en relation entre personnes voyantes et personnes déficientes pour une assistance sur des gestes du quotidien.

Comment ça marche ?

Une fois l’application Be My Eyes installée, l’utilisateur y renseigne sa langue, son pays et se connecte au réseau des autres membres inscrits. Quand une personne malvoyante souhaite connaître une date de péremption sur un produit, être informée sur les horaires d’un train ou encore se repérer dans un lieu, il lui suffit de se rendre sur Be My Eyes. Une connexion vidéo s’établit entre elle et un aidant connecté. La personne valide accède à l’image diffusée par le smartphone de la personne malvoyante et peut ainsi lui détailler ce qu’elle voit.

Le réseau compte aujourd’hui 73 000 voyants et 5 500 malvoyants. Et les chiffres ne devraient faire qu’augmenter étant donné que l’application est à la fois simple d’utilisation et… gratuite !

Rendez-vous sur l’Apple Store pour la télécharger.


Wheeliz : location de voitures adaptées entre particuliers

Parce que se déplacer lorsque l’on est en fauteuil roulant n’est pas toujours simple, Charlotte de Vilmorin, elle-même en fauteuil, a pensé à créer Wheeliz, le premier site de location de voitures adaptées entre particuliers.

wheeliz

Réflexion et idée

Manque d’accessibilité dans les transports en commun, voitures et taxis classiques inadaptés, sociétés de transports spécialisées coûteuses… Pour Charlotte, les personnes en situation de handicap n’ont pas le choix : un déplacement doit toujours être anticipé. Non aux départs en week-end ou aux activités spontanées. En faisant des recherches sur d’éventuelles autres possibilité de déplacements, Charlotte découvre qu’en France, plus de 100 000 personnes possèdent un véhicule adapté. Pourquoi ne pas mutualiser ce parc automobile ?

Concept de Wheeliz

Le site a pour objectif de mettre en relation les propriétaires disposant d’une voiture adaptée et les personnes en ayant besoin. En effet, tout comme une voiture lambda, la voiture aménagée ne sert pas automatiquement tous les jours. En mettant son véhicule en location, le propriétaire peut ainsi arrondir ses fins de mois. Quant à la personne ayant besoin du véhicule, elle peut le louer simplement et à moindre coût en se rendant sur Wheeliz.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Pour aller plus loin dans la démarche et offrir un service optimum au plus grand nombre, deux autres solutions seront, à terme, proposées :

  • le service RUN : acheminement du véhicule adapté par un voiturier si le propriétaire et le locataire ne peuvent pas se déplacer eux-mêmes.
  • le service DRIVE : la mise à disposition d’un chauffeur pour les personnes n’étant pas en capacité de conduire.

Pour monter ce projet, une campagne de crowdfunding a été lancée sur le site KissKissBankBank. L’objectif initialement fixé était de 15000€, mais plus de 20 000€ ont été collectés. Un succès qui laisse présager un bel avenir à Wheeliz.

Si vous avez testé Wheeliz, n’hésitez pas à nous faire part de vos impressions en laissant un commentaire sous cet article.


La technologie au service des personnes en situation de handicap

Une désormais certitude, l’outil informatique devient un moyen utilisé quotidiennement par les personnes en situation de handicap de tout horizon (élèves, adultes, employés). Quel que soit le lieu, au domicile, à l’université ou à l’école, l’interface informatique ouvre de nouvelles perspectives à la personne handicapée. De plus, elle y trouve un certain prestige à maîtriser l’ordinateur. La motivation observée chez les jeunes est encourageante pour les professeurs ou autres tuteurs. Le côté ludique, le partage d’une connaissance universelle avec les autres, apportent socialement une revalorisation de l’individu même avec un handicap.

En premier lieu, les appareils informatisés palliatifs à un handicap s’inscrivent dans une stratégie multi-applications – pour tous -. Les nouvelles technologies, avec leurs cortèges d’exploits comme les échanges internationaux quasi instantanés, permettent de concevoir des outils de communication interactifs nécessitant un minimum de compétence – sinon une certaine maitrise numérique.

A ce titre et entre autres, l’on trouve des appareils innovants tels que le vidéoprojecteur interactif (VI) ou encore le TBI (tableau blanc interactif). Ces interfaces numériques et pédagogiques servent efficacement la cause « handicap », mais sont utilisables également par différents organismes d’enseignement plus conventionnels.

L’intérêt du TBI est de favoriser la communication entre l’enseignant et les élèves voire les élèves entre eux.
Le TBI propose une grande surface de travail où tous les élèves peuvent intervenir de leur place via un ordinateur. Cette modalité permet de partager une zone d’intervention d’écriture et de lecture commune. Un tableau pour tous sans se déplacer.
L’intérêt du TBI est, par ses fonctionnalités, de permettre de créer de nombreuses activités interactives telles que des rédactions de groupe, l’élaboration ou l’analyse de texte, l’exploration de documents ou de cours en temps réel, voire même de conduire une navigation sur le web en groupe.

Le TBI procure un véritable sentiment pédagogique de groupe qu’aucun autres produits ne sauraient approcher sinon la barre interactive Mimio ou encore le vidéoprojecteur (supra) qui lui-même offre les mêmes fonctionnalités que le TBI avec une surface d’affichage plus petite.

Pour la barre interactive Mimio, elle se place à proximité du tableau est capture les mouvements d’écriture de l’enseignant pour les reconstruire et les restituer sur des ordinateurs distants, c’est très efficace également pour du travail de groupe.

Ces appareils, par leurs fonctionnalités ludiques, génèrent une curiosité naturelle auprès des enfants. Leur côté jouet stimule l’attention et propose une participation plus intuitive pour tous les participants. Outre le manque de statistiques sur l’impact de ces procès, les bénéfices sur la participation et la convivialité des cours sont manifestes auprès des utilisateurs.

 

Article sponsorisé

Et si Paris devenait accessible !

L’Office du Tourisme de Paris propose un guide et un dossier online pour faciliter la découverte de la capitale aux personnes à mobilité réduite.

Capture d’écran 2015-01-28 à 14.34.17

Musées, monuments, jardins, boutiques renommées… Paris est l’une des villes les plus touristiques du monde ; elle fait rêver. Pourtant, en matière d’accessibilité, le bât blesse. Conscient que l’aménagement de la capitale ne se fera pas en un clin d’oeil, l’Office du Tourisme a néanmoins décidé d’agir. En « attendant » d’autres actions sur le terrain, il publie de nouveaux outils permettant d’aiguiller les personnes en fauteuil roulant vers des visites et établissements  adaptés.

Dossier « Visiter Paris avec un handicap »

Ce dossier online publié sur le site parisinfo.com, au sein de l’onglet « Pratique », est disponible en français et en anglais. Il permet d’accéder à une mine d’informations : des hôtels, restaurants, musées ou loisirs accessibles, mais aussi les moyens de transport, bus panoramiques et bateaux croisières pouvant être empruntés avec un fauteuil roulant. En supplément, des conseils et articles apportent eux aussi leurs lots de renseignements. « Visiter Paris avec un handicap » simplifie la planification d’un séjour dans la capitale quel que soit le handicap.

Guide « Paris Accessible »

Sous forme de petit livret téléchargeable, l’Office du Tourisme décrit les différentes étapes d’un voyage touristique dans la capitale. De l’arrivée par avion ou par train ou voiture, aux déplacements (transports, location d’un véhicule, etc.), en passant par les endroits où dormir et se restaurer et les adresses dans lesquelles trouver du matériel médicalisé… Tout y est ! Un parcours type est également proposé. Il est adapté aux personnes en fauteuil et leur permet de visiter la ville en parfaite autonomie.


Nouveau diplôme pour les métiers du handicap

Depuis le début du mois de janvier, l’Université Paris-Est Créteil (UPEC) et l’Université Paris-Est-Marne la Vallée (UPEM) proposent une nouvelle formation diplômante intitulée « Référent handicap ». Elle s’adresse aux acteurs du secteur public et du secteur privé.

317799_3744

Conçue et dispensée par des universitaires et des professionnels du handicap, cette formation débouchant sur un diplôme interuniversitaire (DIU) a pour objectif d’acquérir tous les outils et techniques nécessaires à :

  • l’accompagnement de personnes handicapées dans leur insertion universitaire
  • l’accompagnement de personnes handicapées dans leur insertion professionnelle
  • l’accueil et l’accompagnement d’une clientèle en situation de handicap

Les étudiants, les demandeurs d’emploi, les chargés de mission ou référents handicap, les chargés d’accueil ou d’accompagnement, les travailleurs sociaux… Tous peuvent être amenés à suivre cette formation dès lors qu’ils présentent un niveau Bac+3 ou équivalent ou des validations d’acquis professionnels. Au total, elle comprend 100 heures de cours (deux à trois jours par mois sur un semestre) et deux formules sont proposées : en formation continu ou en formation initiale.

Les inscriptions aux sessions de septembre 2015 et février 2016 sont déjà ouvertes.


Innovation : l’Exo-Prosthetic leg

Véritable avancée dans le monde du handicap, l’Exo-Prosthetic Leg est une jambe artificielle en titane, particulièrement esthétique, imprimée à l’aide d’une imprimante 3D.

exo-prosthetic-leg-low-cost-beautiful-0Nous le savions, l’imprimante 3D apparaît comme une révolution dans de nombreux domaines, y compris dans celui du handicap. La preuve aujourd’hui avec Exo-Prosthetic Leg, une idée de William Root, un designer industriel new-yorkais. Son objectif : développer une prothèse à la fois esthétique, légère et abordable financièrement. Pour la réaliser, les procédés de numérisation, de modélisation 3D et d’impression 3D sont utilisés.

exo-prosthetic-leg-low-cost-beautiful-22

La prothèse est conçue en fonction de l’anatomie du patient : son moignon et son membre intact passent au scanner pour créer une reproduction en 3D, au millimètre près. William Root espère ainsi permettre à celui qui la porte de l’accepter plus facilement, comme un membre à part entière. La structure de l’appareil a été ajourée pour gagner en légèreté ; motifs, couleurs, elle pourra être imprimée en fonction des envies.

L’Exo-Prosthetic leg n’en est qu’à l’étape du prototype. Son créateur est en cours de réflexion concernant la manière de la commercialiser.


« My two daddies », le handicap s’affiche au cinéma

Après le succès de « La famille Bélier » abordant la question de la différence et de la surdité, voici « My two daddies », un long-métrage dans lequel les sujets de l’homoparentalité et de la trisomie 21 sont abordés.

Sorti en salle depuis le 7 janvier, « My two daddies » se passe dans les années 80. Rudy et Paul se rencontrent et tombent éperdument amoureux. Aux prémices de leur relation, survient un événement inattendu : ils souhaitent recueillir Marco, jeune handicapé malmené par sa mère toxicomane. C’est alors qu’une lutte sans pareil commence. Les deux hommes doivent faire face à la société et à la justice pour pouvoir continuer à éduquer et à prendre soin du garçon.

Pour la réalisation de son film, Travis Fine s’est inspiré d’une histoire vraie. Il met en image un scénario de plus de 30 ans, rédigé à l’époque par George Arthur Bloom. Les thèmes évoqués sont forts : l’image que l’on se fait de la famille, les droits à l’adoption des personnes homosexuelles, la façon dont les personnes en situation de handicap sont considérées… Autant de sujets encore très actuels et qui créent des émules, notamment en France.

Pour ceux qui se laisseront tenter, attendez-vous à un film à la fois doux, amer et chargé d’émotions.


Bonne année !

L’équipe d’Handicap Job vous présente ses meilleurs voeux ! 2014 fut une année bien remplie grâce à votre fidélité. Les 365 jours ont été parfaitement rythmés : des actus publiées sur le blog, des centaines d’offres d’emploi déposées et grâce auxquelles vous êtes nombreux à avoir retrouvé une activité (merci pour vos témoignages ;) !), une présence assidue sur de grands événements annuels… En 2015, c’est avec plaisir que nous nous attèlerons encore à faire bouger les choses. Et c’est ensemble que nous pourrons évincer la différence.

Un grand merci à vous !