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Film « En équilibre » sur le handicap : les assurances au pied du mur

À voir dès aujourd’hui dans les salles, le film « En équilibre » réalisé par Denis Dercourt. Il raconte l’histoire de Marc (Albert Dupontel), cascadeur équestre, paraplégique depuis une chute à cheval et de ses méandres avec sa compagnie d’assurance.

À l’origine de ce scénario : le livre « Sur mes quatre jambes » de Bernard Sachsé, gravement accidenté sur le tournage d’un film. Dans « En équilibre », Cécile de France alias Florence, incarne l’employée de la compagnie d’assurance. Elle-même blessée dans sa carrière professionnelle, elle se retrouve admirative devant la force de caractère de Marc. Les deux personnages finissent par se rapprocher. Pourtant, sous couvert d’une romance entre Marc et Florence, Denis Dercourt dénonce les différentes stratégies employées par les compagnies d’assurance pour réduire le montant des indemnités à verser tout en s’évitant un procès. Tentatives de signature d’un accord à la va-vite, techniques d’intimidation, rejet des torts sur la victime… tout y est !

Si, vous aussi, vous avez vécu une histoire similaire entraînant des complications pour vos indemnisations, n’hésitez pas à nous faire part de votre témoignage en commentant cet article.


Malvoyants : musée du Prado ou l’art du bout des doigts

Jusqu’au 28 juin 2015, le musée du Prado situé à Madrid propose une exposition destinée aux malvoyants : des œuvres cultes de l’histoire de l’art à découvrir avec les doigts. Une opération soutenue par la Fondation Axa et la Once, principale association espagnole dédiée aux aveugles.

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Exit les pancartes « Ne pas toucher » des musées ! Cette fois, tout repose dans le fait de caresser les œuvres pour les découvrir. Avec son exposition intitulée « Hoy toca el Prado », le musée madrilène met à disposition des personnes atteintes de déficience visuelle, six copies de tableaux de maîtres imprimées en 3D.

Nommée « Didu », la technique d’impression employée pour réaliser les œuvres a été élaborée dans le Studio Durero à Bilbao. Elle consiste à utiliser plusieurs encres spécifiques. Les toiles sont ensuite exposées aux ultraviolets pour provoquer une réaction chimique et créer ainsi les reliefs. Le travail des textures et des épaisseurs permet de définir les éléments à mettre en avant.

Parmi les œuvres exposées on retrouve notamment « La Joconde » de De Vinci ou « Le Parasol » de Goya. Chacune d’entre elles est accompagnée d’un texte explicatif en braille. Quant aux personnes voyantes, elles sont également invitées à venir vivre l’expérience grâce aux lunettes opaques mises à leur disposition.


« Vis mon Sport », une web-série sur le handisport

Harmonie Mutuelle s’engage en faveur du handicap et lance, aux côtés de Philippe Croizon, une web-série de quatre épisodes diffusés entre le 13 avril et le 6 juillet 2015. Handisport à l’honneur !

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Après avoir participé à l’organisation du Festival Croiz’y (un festival clôturé le 28 mars dernier par la récompense de trois courts métrages amateurs axés sur le handicap), la mutuelle se lance dans la réalisation d’une web-série intitulée « Vis mon sport ». Au cours de quatre épisodes, nous vivrons le quotidien de quatre grands athlètes handisport ayant pour projet de participer aux Jeux Paralympiques de Rio 2016. Leurs réussites, leurs échecs seront abordés pour comprendre leurs motivations et la force exceptionnelle qui les anime.

Au programme :

  • Théo Curin, champion de natation amputé des quatre membres
  • Sandrine Aurières-Martinet, championne de judo atteinte d’une achromatopsie
  • Souad Yamani, championne de tennis paraplégique
  • Timotée Adolphe, champion d’athlétisme atteint de déficience visuelle

À l’initiative du projet, mais aussi parrain de « Vis mon sport » : Philippe Croizon, nageur de l’extrême amputé de 4 membres. Il assurera le relais entre les handi-athlètes et le grand public. Dans chaque épisode, deux jeunes âgés de 10 à 25 ans, valides ou non, auront également l’opportunité de partager l’entraînement.

Le teaser de la web-série est en ligne depuis quelques jours. Découvrez-le dès maintenant sur Handicap Job.

 


Selfia® : des vêtements astucieux pour les personnes à mobilité réduite

Certains gestes du quotidien peuvent devenir difficiles à réaliser pour une personne en situation de handicap. Et s’habiller en fait partie (nous l’avons d’ailleurs évoqué il y a quelques semaines en vous montrant l’émouvante vidéo de Manon atteinte d’une paralysie du plexus brachial). Unique en son genre, la marque Selfia® propose des habits bien pensés. En toute discrétion, ils s’adaptent aux contraintes dues au handicap.

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La genèse de la marque

En 2002, Jean-François Decalonne remarque que son voisin, âgé de 93 ans, peine à enfiler ses vêtements. Ingénieur textile de métier, il décide de mettre son savoir-faire au service des personnes en perte de mobilité. C’est ainsi que démarre Selfia® ! En collaboration avec des professionnels, il élabore tout une ligne de vêtements et sous-vêtements conçue pour faciliter le quotidien des personnes à mobilité réduite, mais aussi des aides soignants.

Des vêtements aussi pratiques qu’élégants

L’ensemble des collections de la marque sont développées dans un souci de bien-être et de style. Coupes, imprimés… les codes de la mode sont respectés et associés à des astuces permettant d’enfiler chaque vêtement en toute simplicité. Prenons par exemple une chemise : les manches s’ouvrent totalement à l’aide d’un zip pour permettre, sans douleur, le passage du bras. Des ganses dissimulées permettent d’insérer le pouce et de faciliter les manipulations. Le devant de la chemise comme les poignets s’ouvrent et se ferment, quant à eux, à l’aide de scratchs.

Qu’il s’agisse d’une jupe, d’un pantalon ou encore d’un top… Les astuces se dissimulent parfaitement pour ne pas dénaturer le style du vêtement. Des produits d’une qualité irréprochable que nous vous laissons découvrir en images.



La dernière collection homme femme est à découvrir sur www.selfia.com


Des cartes géographiques en 3D pour les non-voyants

C’est indéniable, l’imprimante 3D bouscule les avancées et l’innovation en matière d’équipement adapté aux personnes handicapées. Après plusieurs exemples de réalisations (l’Exo-Prosthetic Leg, le téléphone mobile en braille, etc.) dont nous vous avions parlé, voici des cartes géographiques tactiles destinées aux personnes aveugles ou malvoyantes.

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Le concept

Parfaitement pensées, ces cartes détaillées imprimées en trois dimensions permettraient, grâce au toucher, de différencier les routes, les allées, les chemins de fer ou encore les reliefs naturels. Pour l’instant développées au Japon, elles ont pour objectif d’accompagner au quotidien, les personnes atteintes d’une déficience visuelle. Elles deviendront même indispensables lors de situation d’urgence dues, par exemple, à des catastrophes naturelles, malheureusement très fréquentes dans le pays.

Les imprimer de chez soi

Pour aller plus loin, l’Autorité d’information géospatiale du Japon (le GSI), planche actuellement sur le développement d’un logiciel permettant à tout à chacun (à la condition sine qua non de posséder une imprimante 3), de pouvoir éditer les cartes de son choix. Ce logiciel serait téléchargeable online et permettrait à son utilisateur d’imprimer, à moindre coût (1€ environ), les cartes dont il a l’utilité.


Innovation : Talk Different, une appli au langage universel

Le handicap et la maladie peuvent parfois rendre la communication entre personnes plus difficile. Avec son application intitulée Talk Different, Marie Spitz, originaire de Toulouse, a trouvé la solution pour simplifier les échanges.

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Exit les mots, place aux pictos !

Maman de la petite Pauline, autiste avec un trouble du langage, Marie Spitz rêve d’un outil qui lui permettrait d’échanger librement avec sa fille. Parmi ceux qu’elle a testés, il existe encore de nombreuses failles. À force de réflexion, elle imagine une solution ludique, simple d’utilisation dont l’échange est basé sur l’image. L’application Talk Different est née. Au sein de la base, plus de 700 éléments visuels (animés ou non) illustrant des scènes et objets du quotidien sont référencés. Aliments, verbes d’action, activités de loisir, etc., tout y est, enfin presque… Mais si le pictogramme voulu n’est pas référencé, l’utilisateur peut le griffonner lui-même ou prendre une photo. Et pour former une phrase, rien de plus simple : il suffit de sélectionner plusieurs images ; une fois les pictos mis bout à bout, une « bande phrase » traduit ce que la personne a voulu exprimer et ce en huit langues différentes (italien, anglais, chinois, espagnol, allemand…). L’utilisateur peut ainsi dialoguer avec ses proches, en face à face ou à distance (par mail, MMS ou conversation).

Communiquer ses émotions

Pour aller plus loin, Talk Different a également trouvé le moyen de communiquer à travers le langage non verbal et de véhiculer des émotions. Quand les pictos ne suffisent pas, un système de couleur permet de prendre le relais : rose pour évoquer l’amour, rouge pour exprimer une colère, etc. Plus d’erreur d’interprétation possible !

S’exprimer au-delà des frontières

Si Talk Different permet de dépasser les problèmes de communication liés au handicap ou à la maladie, elle permet aussi à toute personne valide de se faire comprendre à l’international. Une idée ingénieuse pour dialoguer aisément lors d’un périple à l’étranger.

Disponible sur Apple Store et sur Androïd pour 0,99 euros.


Paralysie du plexus brachial : Manon témoigne de son handicap sur Facebook

Victime d’un accident de la route il y a un an exactement, Manon, 20 ans, souffre désormais d’une paralysie du plexus brachial, également appelée « maladie du motard ». Concrètement, depuis l’accident, son bras gauche est totalement inerte. Entre choc, douleurs du membre « fantôme », etc., les douze derniers mois écoulés n’ont pas toujours été simples. Dans une vidéo postée su son compte Facebook, la jeune femme nous expose l’ensemble des gestes qu’il a fallu réapprendre pour redevenir autonome. Enfiler un jean, une veste, des sous-vêtements, se coiffer… Manon a dû trouver ses propres parades pour faciliter son nouveau quotidien.

Un témoignage poignant qu’Handicap Job a souhaité, à son tour, vous faire partager. Ensemble, permettons à cette jeune femme d’être vue par le plus grand nombre et de devenir l’une des ambassadrices d’un message de premier choix : l’espoir !


Et si vous vous faisiez recruter par une personne atteinte de trisomie ?

« Le recruteur », un court-métrage australien diffusé sur Arte en décembre dernier, met en image un recrutement un peu atypique. Une bonne manière de nous interroger sur notre vision du handicap.

Si vous vous rendiez à un entretien d’embauche et qu’en face de vous, pour vous questionner, se présentait une personne atteinte de trisomie, comment réagiriez-vous ? C’est exactement ce que ce court-métrage australien met en scène. Thomas Howell a décroché une interview pour rejoindre un grand cabinet d’avocat en tant que juriste. Relativement confiant, il arrive à 9h comme convenu. C’est alors que James vient le chercher. James est trisomique ; son handicap est apparent que ce soit dans ses gestes ou dans sa manière de s’exprimer. Thomas semble alors perdre pied ; peut-être croit-il à une blague ? La suite, nous vous invitions à la découvrir en regardant la vidéo jusqu’à la fin. Une belle leçon d’humilité.


Jadapte-ma-maison.com, un nouveau blog 100% accessible

Lancé par Tangi Meston, un jeune lycéen handicapé originaire de Rennes, Jadapte-ma-maison.com propose des tests produits sur des articles dédiés aux personnes handicapées ou dépendantes.

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La genèse du blog

L’idée de Tangi émerge en 2014 ; il doit trouver un nouveau fauteuil roulant manuel pour faciliter ses déplacements. Lors de ses essais, il rencontre des difficultés à se faire une réelle opinion sur les différents produits. Passionné d’informatique, il décide alors de créer un blog sur lequel il pourrait informer les personnes en situation de handicap, des dernières innovations sorties sur le marché. En testant et en attribuant des notes aux produits, il les aiguillerait dans leurs choix.

Le concept de Jadapte-ma-maison.com

Sur son blog, Tangi teste des produits de nouvelles technologies (téléphones dernier cri, assistances électriques pour fauteuils, etc.) destinés à tous les types de handicap. Pour mettre ses notes, il contacte le service presse du produit, se le fait envoyer et l’apprivoise pendant un mois avant de relayer ses impressions aux internautes. Grâce à une grille d’évaluation conçue par ses soins, il attribue des notes de 1 à 10 au design du produit, à sa simplicité d’utilisation, à sa solidité… Chaque article est également illustré par une vidéo explicative.

Le blog n’en est encore qu’à ses débuts, mais l’idée de Tangi est prometteuse. N’hésitez pas à y faire un tour et à lui soumettre les produits qui attisent votre curiosité.


Application Be My Eyes : de nouveaux yeux pour les aveugles

Disponible à ce jour sur iPhone, Be My Eyes (« Soyez mes yeux », en français) valorise l’entraide. Elle propose aux voyants d’aider à distance, les personnes aveugles ou en déficience visuelle. Explications…

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Le concept 

Lancée par le danois Hans Jorgen, ayant lui-même perdu la vue, Be My Eyes fait des émules depuis quelques jours. Basée sur la création d’un réseau solidaire, l’application propose de mettre ses yeux aux service des malvoyants via un simple smartphone. Elle permet notamment une mise en relation entre personnes voyantes et personnes déficientes pour une assistance sur des gestes du quotidien.

Comment ça marche ?

Une fois l’application Be My Eyes installée, l’utilisateur y renseigne sa langue, son pays et se connecte au réseau des autres membres inscrits. Quand une personne malvoyante souhaite connaître une date de péremption sur un produit, être informée sur les horaires d’un train ou encore se repérer dans un lieu, il lui suffit de se rendre sur Be My Eyes. Une connexion vidéo s’établit entre elle et un aidant connecté. La personne valide accède à l’image diffusée par le smartphone de la personne malvoyante et peut ainsi lui détailler ce qu’elle voit.

Le réseau compte aujourd’hui 73 000 voyants et 5 500 malvoyants. Et les chiffres ne devraient faire qu’augmenter étant donné que l’application est à la fois simple d’utilisation et… gratuite !

Rendez-vous sur l’Apple Store pour la télécharger.