Skip to content


Des cartes géographiques en 3D pour les non-voyants

C’est indéniable, l’imprimante 3D bouscule les avancées et l’innovation en matière d’équipement adapté aux personnes handicapées. Après plusieurs exemples de réalisations (l’Exo-Prosthetic Leg, le téléphone mobile en braille, etc.) dont nous vous avions parlé, voici des cartes géographiques tactiles destinées aux personnes aveugles ou malvoyantes.

cartes-3D

Le concept

Parfaitement pensées, ces cartes détaillées imprimées en trois dimensions permettraient, grâce au toucher, de différencier les routes, les allées, les chemins de fer ou encore les reliefs naturels. Pour l’instant développées au Japon, elles ont pour objectif d’accompagner au quotidien, les personnes atteintes d’une déficience visuelle. Elles deviendront même indispensables lors de situation d’urgence dues, par exemple, à des catastrophes naturelles, malheureusement très fréquentes dans le pays.

Les imprimer de chez soi

Pour aller plus loin, l’Autorité d’information géospatiale du Japon (le GSI), planche actuellement sur le développement d’un logiciel permettant à tout à chacun (à la condition sine qua non de posséder une imprimante 3), de pouvoir éditer les cartes de son choix. Ce logiciel serait téléchargeable online et permettrait à son utilisateur d’imprimer, à moindre coût (1€ environ), les cartes dont il a l’utilité.


Innovation : Talk Different, une appli au langage universel

Le handicap et la maladie peuvent parfois rendre la communication entre personnes plus difficile. Avec son application intitulée Talk Different, Marie Spitz, originaire de Toulouse, a trouvé la solution pour simplifier les échanges.

image-talk-different-une-application-pour-communiquer-autrement-2015-14511

Exit les mots, place aux pictos !

Maman de la petite Pauline, autiste avec un trouble du langage, Marie Spitz rêve d’un outil qui lui permettrait d’échanger librement avec sa fille. Parmi ceux qu’elle a testés, il existe encore de nombreuses failles. À force de réflexion, elle imagine une solution ludique, simple d’utilisation dont l’échange est basé sur l’image. L’application Talk Different est née. Au sein de la base, plus de 700 éléments visuels (animés ou non) illustrant des scènes et objets du quotidien sont référencés. Aliments, verbes d’action, activités de loisir, etc., tout y est, enfin presque… Mais si le pictogramme voulu n’est pas référencé, l’utilisateur peut le griffonner lui-même ou prendre une photo. Et pour former une phrase, rien de plus simple : il suffit de sélectionner plusieurs images ; une fois les pictos mis bout à bout, une « bande phrase » traduit ce que la personne a voulu exprimer et ce en huit langues différentes (italien, anglais, chinois, espagnol, allemand…). L’utilisateur peut ainsi dialoguer avec ses proches, en face à face ou à distance (par mail, MMS ou conversation).

Communiquer ses émotions

Pour aller plus loin, Talk Different a également trouvé le moyen de communiquer à travers le langage non verbal et de véhiculer des émotions. Quand les pictos ne suffisent pas, un système de couleur permet de prendre le relais : rose pour évoquer l’amour, rouge pour exprimer une colère, etc. Plus d’erreur d’interprétation possible !

S’exprimer au-delà des frontières

Si Talk Different permet de dépasser les problèmes de communication liés au handicap ou à la maladie, elle permet aussi à toute personne valide de se faire comprendre à l’international. Une idée ingénieuse pour dialoguer aisément lors d’un périple à l’étranger.

Disponible sur Apple Store et sur Androïd pour 0,99 euros.


Paralysie du plexus brachial : Manon témoigne de son handicap sur Facebook

Victime d’un accident de la route il y a un an exactement, Manon, 20 ans, souffre désormais d’une paralysie du plexus brachial, également appelée « maladie du motard ». Concrètement, depuis l’accident, son bras gauche est totalement inerte. Entre choc, douleurs du membre « fantôme », etc., les douze derniers mois écoulés n’ont pas toujours été simples. Dans une vidéo postée su son compte Facebook, la jeune femme nous expose l’ensemble des gestes qu’il a fallu réapprendre pour redevenir autonome. Enfiler un jean, une veste, des sous-vêtements, se coiffer… Manon a dû trouver ses propres parades pour faciliter son nouveau quotidien.

Un témoignage poignant qu’Handicap Job a souhaité, à son tour, vous faire partager. Ensemble, permettons à cette jeune femme d’être vue par le plus grand nombre et de devenir l’une des ambassadrices d’un message de premier choix : l’espoir !


Et si vous vous faisiez recruter par une personne atteinte de trisomie ?

« Le recruteur », un court-métrage australien diffusé sur Arte en décembre dernier, met en image un recrutement un peu atypique. Une bonne manière de nous interroger sur notre vision du handicap.

Si vous vous rendiez à un entretien d’embauche et qu’en face de vous, pour vous questionner, se présentait une personne atteinte de trisomie, comment réagiriez-vous ? C’est exactement ce que ce court-métrage australien met en scène. Thomas Howell a décroché une interview pour rejoindre un grand cabinet d’avocat en tant que juriste. Relativement confiant, il arrive à 9h comme convenu. C’est alors que James vient le chercher. James est trisomique ; son handicap est apparent que ce soit dans ses gestes ou dans sa manière de s’exprimer. Thomas semble alors perdre pied ; peut-être croit-il à une blague ? La suite, nous vous invitions à la découvrir en regardant la vidéo jusqu’à la fin. Une belle leçon d’humilité.


Jadapte-ma-maison.com, un nouveau blog 100% accessible

Lancé par Tangi Meston, un jeune lycéen handicapé originaire de Rennes, Jadapte-ma-maison.com propose des tests produits sur des articles dédiés aux personnes handicapées ou dépendantes.

wheelchair-148643_640

La genèse du blog

L’idée de Tangi émerge en 2014 ; il doit trouver un nouveau fauteuil roulant manuel pour faciliter ses déplacements. Lors de ses essais, il rencontre des difficultés à se faire une réelle opinion sur les différents produits. Passionné d’informatique, il décide alors de créer un blog sur lequel il pourrait informer les personnes en situation de handicap, des dernières innovations sorties sur le marché. En testant et en attribuant des notes aux produits, il les aiguillerait dans leurs choix.

Le concept de Jadapte-ma-maison.com

Sur son blog, Tangi teste des produits de nouvelles technologies (téléphones dernier cri, assistances électriques pour fauteuils, etc.) destinés à tous les types de handicap. Pour mettre ses notes, il contacte le service presse du produit, se le fait envoyer et l’apprivoise pendant un mois avant de relayer ses impressions aux internautes. Grâce à une grille d’évaluation conçue par ses soins, il attribue des notes de 1 à 10 au design du produit, à sa simplicité d’utilisation, à sa solidité… Chaque article est également illustré par une vidéo explicative.

Le blog n’en est encore qu’à ses débuts, mais l’idée de Tangi est prometteuse. N’hésitez pas à y faire un tour et à lui soumettre les produits qui attisent votre curiosité.


Application Be My Eyes : de nouveaux yeux pour les aveugles

Disponible à ce jour sur iPhone, Be My Eyes (« Soyez mes yeux », en français) valorise l’entraide. Elle propose aux voyants d’aider à distance, les personnes aveugles ou en déficience visuelle. Explications…

be-my-eyes

Le concept 

Lancée par le danois Hans Jorgen, ayant lui-même perdu la vue, Be My Eyes fait des émules depuis quelques jours. Basée sur la création d’un réseau solidaire, l’application propose de mettre ses yeux aux service des malvoyants via un simple smartphone. Elle permet notamment une mise en relation entre personnes voyantes et personnes déficientes pour une assistance sur des gestes du quotidien.

Comment ça marche ?

Une fois l’application Be My Eyes installée, l’utilisateur y renseigne sa langue, son pays et se connecte au réseau des autres membres inscrits. Quand une personne malvoyante souhaite connaître une date de péremption sur un produit, être informée sur les horaires d’un train ou encore se repérer dans un lieu, il lui suffit de se rendre sur Be My Eyes. Une connexion vidéo s’établit entre elle et un aidant connecté. La personne valide accède à l’image diffusée par le smartphone de la personne malvoyante et peut ainsi lui détailler ce qu’elle voit.

Le réseau compte aujourd’hui 73 000 voyants et 5 500 malvoyants. Et les chiffres ne devraient faire qu’augmenter étant donné que l’application est à la fois simple d’utilisation et… gratuite !

Rendez-vous sur l’Apple Store pour la télécharger.


Wheeliz : location de voitures adaptées entre particuliers

Parce que se déplacer lorsque l’on est en fauteuil roulant n’est pas toujours simple, Charlotte de Vilmorin, elle-même en fauteuil, a pensé à créer Wheeliz, le premier site de location de voitures adaptées entre particuliers.

wheeliz

Réflexion et idée

Manque d’accessibilité dans les transports en commun, voitures et taxis classiques inadaptés, sociétés de transports spécialisées coûteuses… Pour Charlotte, les personnes en situation de handicap n’ont pas le choix : un déplacement doit toujours être anticipé. Non aux départs en week-end ou aux activités spontanées. En faisant des recherches sur d’éventuelles autres possibilité de déplacements, Charlotte découvre qu’en France, plus de 100 000 personnes possèdent un véhicule adapté. Pourquoi ne pas mutualiser ce parc automobile ?

Concept de Wheeliz

Le site a pour objectif de mettre en relation les propriétaires disposant d’une voiture adaptée et les personnes en ayant besoin. En effet, tout comme une voiture lambda, la voiture aménagée ne sert pas automatiquement tous les jours. En mettant son véhicule en location, le propriétaire peut ainsi arrondir ses fins de mois. Quant à la personne ayant besoin du véhicule, elle peut le louer simplement et à moindre coût en se rendant sur Wheeliz.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Pour aller plus loin dans la démarche et offrir un service optimum au plus grand nombre, deux autres solutions seront, à terme, proposées :

  • le service RUN : acheminement du véhicule adapté par un voiturier si le propriétaire et le locataire ne peuvent pas se déplacer eux-mêmes.
  • le service DRIVE : la mise à disposition d’un chauffeur pour les personnes n’étant pas en capacité de conduire.

Pour monter ce projet, une campagne de crowdfunding a été lancée sur le site KissKissBankBank. L’objectif initialement fixé était de 15000€, mais plus de 20 000€ ont été collectés. Un succès qui laisse présager un bel avenir à Wheeliz.

Si vous avez testé Wheeliz, n’hésitez pas à nous faire part de vos impressions en laissant un commentaire sous cet article.


La technologie au service des personnes en situation de handicap

Une désormais certitude, l’outil informatique devient un moyen utilisé quotidiennement par les personnes en situation de handicap de tout horizon (élèves, adultes, employés). Quel que soit le lieu, au domicile, à l’université ou à l’école, l’interface informatique ouvre de nouvelles perspectives à la personne handicapée. De plus, elle y trouve un certain prestige à maîtriser l’ordinateur. La motivation observée chez les jeunes est encourageante pour les professeurs ou autres tuteurs. Le côté ludique, le partage d’une connaissance universelle avec les autres, apportent socialement une revalorisation de l’individu même avec un handicap.

En premier lieu, les appareils informatisés palliatifs à un handicap s’inscrivent dans une stratégie multi-applications – pour tous -. Les nouvelles technologies, avec leurs cortèges d’exploits comme les échanges internationaux quasi instantanés, permettent de concevoir des outils de communication interactifs nécessitant un minimum de compétence – sinon une certaine maitrise numérique.

A ce titre et entre autres, l’on trouve des appareils innovants tels que le vidéoprojecteur interactif (VI) ou encore le TBI (tableau blanc interactif). Ces interfaces numériques et pédagogiques servent efficacement la cause « handicap », mais sont utilisables également par différents organismes d’enseignement plus conventionnels.

L’intérêt du TBI est de favoriser la communication entre l’enseignant et les élèves voire les élèves entre eux.
Le TBI propose une grande surface de travail où tous les élèves peuvent intervenir de leur place via un ordinateur. Cette modalité permet de partager une zone d’intervention d’écriture et de lecture commune. Un tableau pour tous sans se déplacer.
L’intérêt du TBI est, par ses fonctionnalités, de permettre de créer de nombreuses activités interactives telles que des rédactions de groupe, l’élaboration ou l’analyse de texte, l’exploration de documents ou de cours en temps réel, voire même de conduire une navigation sur le web en groupe.

Le TBI procure un véritable sentiment pédagogique de groupe qu’aucun autres produits ne sauraient approcher sinon la barre interactive Mimio ou encore le vidéoprojecteur (supra) qui lui-même offre les mêmes fonctionnalités que le TBI avec une surface d’affichage plus petite.

Pour la barre interactive Mimio, elle se place à proximité du tableau est capture les mouvements d’écriture de l’enseignant pour les reconstruire et les restituer sur des ordinateurs distants, c’est très efficace également pour du travail de groupe.

Ces appareils, par leurs fonctionnalités ludiques, génèrent une curiosité naturelle auprès des enfants. Leur côté jouet stimule l’attention et propose une participation plus intuitive pour tous les participants. Outre le manque de statistiques sur l’impact de ces procès, les bénéfices sur la participation et la convivialité des cours sont manifestes auprès des utilisateurs.

 

Article sponsorisé

Et si Paris devenait accessible !

L’Office du Tourisme de Paris propose un guide et un dossier online pour faciliter la découverte de la capitale aux personnes à mobilité réduite.

Capture d’écran 2015-01-28 à 14.34.17

Musées, monuments, jardins, boutiques renommées… Paris est l’une des villes les plus touristiques du monde ; elle fait rêver. Pourtant, en matière d’accessibilité, le bât blesse. Conscient que l’aménagement de la capitale ne se fera pas en un clin d’oeil, l’Office du Tourisme a néanmoins décidé d’agir. En « attendant » d’autres actions sur le terrain, il publie de nouveaux outils permettant d’aiguiller les personnes en fauteuil roulant vers des visites et établissements  adaptés.

Dossier « Visiter Paris avec un handicap »

Ce dossier online publié sur le site parisinfo.com, au sein de l’onglet « Pratique », est disponible en français et en anglais. Il permet d’accéder à une mine d’informations : des hôtels, restaurants, musées ou loisirs accessibles, mais aussi les moyens de transport, bus panoramiques et bateaux croisières pouvant être empruntés avec un fauteuil roulant. En supplément, des conseils et articles apportent eux aussi leurs lots de renseignements. « Visiter Paris avec un handicap » simplifie la planification d’un séjour dans la capitale quel que soit le handicap.

Guide « Paris Accessible »

Sous forme de petit livret téléchargeable, l’Office du Tourisme décrit les différentes étapes d’un voyage touristique dans la capitale. De l’arrivée par avion ou par train ou voiture, aux déplacements (transports, location d’un véhicule, etc.), en passant par les endroits où dormir et se restaurer et les adresses dans lesquelles trouver du matériel médicalisé… Tout y est ! Un parcours type est également proposé. Il est adapté aux personnes en fauteuil et leur permet de visiter la ville en parfaite autonomie.


Nouveau diplôme pour les métiers du handicap

Depuis le début du mois de janvier, l’Université Paris-Est Créteil (UPEC) et l’Université Paris-Est-Marne la Vallée (UPEM) proposent une nouvelle formation diplômante intitulée « Référent handicap ». Elle s’adresse aux acteurs du secteur public et du secteur privé.

317799_3744

Conçue et dispensée par des universitaires et des professionnels du handicap, cette formation débouchant sur un diplôme interuniversitaire (DIU) a pour objectif d’acquérir tous les outils et techniques nécessaires à :

  • l’accompagnement de personnes handicapées dans leur insertion universitaire
  • l’accompagnement de personnes handicapées dans leur insertion professionnelle
  • l’accueil et l’accompagnement d’une clientèle en situation de handicap

Les étudiants, les demandeurs d’emploi, les chargés de mission ou référents handicap, les chargés d’accueil ou d’accompagnement, les travailleurs sociaux… Tous peuvent être amenés à suivre cette formation dès lors qu’ils présentent un niveau Bac+3 ou équivalent ou des validations d’acquis professionnels. Au total, elle comprend 100 heures de cours (deux à trois jours par mois sur un semestre) et deux formules sont proposées : en formation continu ou en formation initiale.

Les inscriptions aux sessions de septembre 2015 et février 2016 sont déjà ouvertes.